• Live: Tindersticks - Shepherd's Bush Empire Londres - 29 avril 1997

    La discographie des Tindersticks est émaillée de live mais il n'y en a pas de cette époque (1997). Alors j'en profite pour partager celui-là avec vous d'autant que le son est irréprochable...

    Les titres:

    1.Steve Lamacq intro

    2.El Diablo En El Ojo

    3.Bathtime

    4.I was your man

    5.Don't Look Down

    6.Keep your beautiful 

    7.Fast one    

    8. Ballad Of Tindersticks

    9. Dancing

    10. Another night in 

    11. Talk to me

    Live: Tindersticks - Shepherd's Bush Empire Londres - 29 avril 1997

    Pour écouter ce live, ce n'est pas loin....Tindersticks live

    That's all folks!

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  • Covers : Bonnie 'Prince' Billy & Three Queens In Mourning - Hello Sorrow Hello Joy [2020)

    Le titre est trompeur... Et comme Bonnie Prince Billy ne fait rien comme tout le monde, il s'agit vraiment de reprises. Mais des reprises croisées. Le groupe "Three Queens in Mourning "reprend des titres de Bonnie Prince Billy dans la première (grande) partie du disque puis il reprend à son tour un titre de chacun des membres des Three Queens in Mourning à son goût. Vous suivez?

    Le résultat est conforme à ce que l'on attend: des titres folks joliment tournés mais pas que.

    Les titres:

    Covers : Bonnie 'Prince' Billy & Three Queens In Mourning - Hello Sorrow Hello Joy [2020)

    Hello Sorrow

    1 Three Queens In Mourning Stablemate 

    2 Three Queens In Mourning Christmas Time In The Mountains 

    3 Three Queens In Mourning Lost Blues 

    4 Three Queens In Mourning Madeleine Mary 

    5 Three Queens In Mourning No More Workhorse Blues 

    6 Three Queens In Mourning No Such As What I Want 

    7 Three Queens In Mourning I See A Darkness 

    8 Three Queens In Mourning Trudy Dies 

    9 Three Queens In Mourning Tonight's Decision 

    10 Three Queens In Mourning Darling 

    11 Three Queens In Mourning New Partner 

    12 Three Queens In Mourning Ohio Riverboat Song 

    Covers : Bonnie 'Prince' Billy & Three Queens In Mourning - Hello Sorrow Hello Joy [2020)

    Hello Joy

    13 Bonnie Prince Billy* Coral And Tar 

    14 Bonnie Prince Billy* Coward's Song 

    15 Bonnie Prince Billy* Dead Man's Island 

    16 Bonnie Prince Billy* Wild Dandelion Rose

    Pour écouter tout cela, ce n'est pas loin....Salut tristesse!

    That's all folks!

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  • Oublié : Giant Steps - The Boo Radleys (1993)

    Pour tout vous dire, j'avais loupé cet album à l'époque sans doute occupé à tout autre chose... Et c'est un vieux pote qui m'a amené à le découvrir quelques années plus tard. Alors que dire de cet album oublié après avoir été porté aux nues et pourtant magnifique? Il est long, dense, riche (presque trop) et The Boo Radleys ont essayé, un peu à l'instar des Clash sur Sandinista (oh combien indispensables!) , de montrer qu'ils étaient capables de s'attaquer à tous les genres. Et ça fonctionne! Il y a des mélodies, des détails sonores à redécouvrir à chaque écoute... Bref c'est bel et bien fait. Alors pourquoi ce groupe n'a pas atteint les sommets? Mystère! Quoiqu'il en soit, il nous restera ce disque, témoin de son temps et d'un groupe qui n'a pas eu (su?) percer davantage... Brillant!

    Les titres:

    1 I Hang Suspended 3:58

    2 Upon 9th & Fairchild 4:50

    3 Wish I Was Skinny 3:37

    4 Leaves And Sand 4:25

    5 Butterfly McQueen 3:28

    6 Rodney King (Song For Lenny Bruce) 2:46

    7 Thinking Of Ways 3:47

    8 Barney (...And Me) 4:42

    9 Spun Around 2:31

    10 If You Want It, Take It 2:46

    11 Best Lose The Fear 4:13

    12 Take The Time Around 4:07

    13 Lazarus 4:38

    14 One Is For 1:36

    15 Run My Way Runway 2:20

    16 I've Lost The Reason 5:18 

    17 The White Noise Revisited 5:02

    Oublié : Giant Steps - The Boo Radleys (1993)

    Pour l'écouter, ce n'est pas loin....Pas de géants

    That's all folks!    

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  • Le Jour des Lecteurs # 2: The Medicine Dolls - Filth and Wisdom (2020) par Dado

    Du coup, comme Dado m'a envoyé un article dans la foulée après Malto, j'ai jugé préférable de continuer sur la lancée et l'élan de cette nouvelle rubrique. Donc je laisse la place à Dado pour aujourd'hui et je repousse un peu Frenchy But Chic.

    Et qu'est-ce qu'on dit? Merci Dado!!!!!

    Les Medicine Dolls sont l'un des groupes les plus cool qui existe actuellement pour appliquer un bon traitement à cette foutue planète coronavirusée. Pourquoi? Parce qu'ils font ce qu'ils aiment, ils s'habillent comme ils veulent et ils ne jouent que de la musique comme ils le sentent.

    «Covered in filth »

    direct live sur un toit du Cap pour Discovertv Afrique du Sud.

    Les Medicine Dolls de Cape Town (Le Cap en Afrique du Sud) sont des marginaux sonores qui font tout à leur manière, quoi qu'il arrive. Axé sur le duo Greg Allan (chanteur / guitare au look d' Edward aux mains d'argent) et Bex Nicholas (aka Arabella chant / basse) qui porte un authentique cachet Do It Yourself. Leur tapage désordonné correspond à leur mode de vie, à leur réalité, à leur état de confusion. La paire tapageuse accompagnée d'un batteur produit des ravages de garage rock qui vous sautent directement à la figure. Ils ressemblent à des enfants diaboliques des Cramps.

    « L »

    Après divers Eps, ils ont - enfin – sorti leur premier album intitulé Filth and Wisdom ce 2 octobre 2020,

    14 longs titres mais aussi trop rapides. Cela débute avec `` Funeral Surf '' qui coule positivement avec les courants sous-jacents de B-52 (dont ils reprennent le fameux « Rock Lobster ») , mais c'est quand la voix entre en jeu que vous savez que vous êtes prêt à faire un tour de train fantôme menant ensuite à `` Danger Danger Disco ''.

    « Danger ! Danger ! Disco !

    Maintenant que les choses commencent à monter, l'ajout d'un synthé / clavier à un son de surf rock prépare le terrain pour des moments exotiques à venir dans cet album. Si cela ne suffisait pas, le single «Vicious Little Sister» vous entraîne pour un festival punk-rock garage qui enveloppe une voix sexy et fumante.

     « Vicious little sister »

    Tout au long de chaque morceau, on prend conscience de toutes les influences qui ont poussé ce groupe (Bauhaus, Cramps, Misfits, Cure,,,,) et de la façon dont ils ont pris un mixeur de type industriel pour mélanger le tout.

    Mais Qu’est-Ce Que C’est? Y figure aussi une reprise de Psycho Killer, le classique des légendaires Talking Heads. En fait, c'est LA chanson parfaite pour nos poupées schizophrènes , tortueuses et farfelues. La version sombre du duo est un ripper triste et fatal qui fait froid dans le dos avec une réverbération effrayante, des orgues sensuelles et une voix pétrifiante à la Lux Interior (Oh, et le français d’Arabella est parfait aussi).

     « Psycho Killer »

    Les Titres:

    1. Funeral Surf

     

    2.Danger Danger Disco

     

    3. Vicious Little Sister

     

    4.Best Dress

     

    5.Bad Sugar

     

    6.She Tastes Like Cocaine

     

    7.A Good Chance Of Bad Weather

     

    8.Rock Lobster (cover The B-52’s)

     

    9.“L”

     

    10.Covered In Filth

     

    11.Mix My Medicine (I Need To Move)

     

    12.Psycho Killer (cover Talking Heads)

     

    13.I Don’t Wanna Dance With You 

     

    14.Kiss Kiss Kill Me

    Le Jour des Lecteurs # 2: The Medicine Dolls - Filth and Wisdom (2020) par Dado

    Pour écouter ce groupe, ce n'est pas loin....Poupées médicales ? 

    That's all folks!

    PS: Continuez à m'envoyer des articles avec tout le matériel svp !!!! 

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  • Le Choix des Lecteurs # 191 : Anna Ternheim vs. Kaiser Quartett  Reeperbahn Festival 2019 - Hambourg - 20 Septembre 2019

    Il est vrai que cette chanteuse suédoise est peu connue mais vaut la peine d'être suivie. C'est ce que j'ai (un peu ) fait et je n'ai jamais été déçu. Je vous en reparlerai sans doute bientôt mais en attendant, je vous offre ce live avec un quatuor à cordes, le Kaiser Quartet. La version vidéo est aussi disponible sur le Tube  .

    Ceux qui préfèrent l'audio - comme moi - trouveront le descriptif ci-dessous:

    Les titres:

     Shoreline 

    This Is the One

    Everytime We Fall

    Better Be (with Kaiser Quartett intro)

    Hours

    All the Way to Rio

    For the Young

    Skate

    You Belong With Me

    To Be Gone

    Oh Mary

    What Have I Done

    Let It Rain

    When You Were Mine

    Encore:

    Stars

    Minns det som igår 

    Le Choix des Lecteurs # 191 : Anna Ternheim vs. Kaiser Quartett  Reeperbahn Festival 2019 - Hambourg - 20 Septembre 2019

    Pour écouter ce concert, ce n'est pas loin.....Anna

    Mais ce n'est pas fini, à votre tour maintenant!

    Trois enregistrements de reprises du Velvet (en choisir deux)

    White Light White Heat -  the Burger Tribute (voir ici )

    Beck covers VU and Nico  (voir  )

    The Hot rats - The VU revisited - Cité de la Musique Paris - 7 Juillet 2011 (live audience)

    That's all folks!

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  • Mes Indispensables # 37 : The Beatles - Abbey Road ( 1969 Ed 2009)

    Je sais, il ne faudrait pas que cela devienne une habitude mais concernant les Beatles, je vais me la jouer fainéant jusqu'au bout! Pourquoi? Parce que, même si je réécoute ces albums avec un grand plaisir et que je me rends compte (encore une fois) du génie de ces quatre zozos, je ne me considère pas comme le mieux placé pour en parler. Alors, je me permets de piocher sur le net "la critique" qui est la plus documentée, la plus pertinente ou la plus proche de mon opinion personnelle. Pour "Abbey Road", j'ai déniché un article sur "Rock Fever " qui me va très bien. le voici in extenso avec les images ci-dessous et pardon (et aussi un grand merci!) à ClashDoherty pour l'emprunt.

    Il est grand temps de reparler d'un disque ô combien mythique : Abbey Road. Comme chacun le sait (du moins, ceux qui connaissent bien leurs Beatles), ce disque, sorti en 1969, est à la fois le dernier Beatles...et pas leur dernier. S'il n'est pas le dernier album sorti par le groupe (en 1970, Let It Be sortira), Abbey Road est en revanche le dernier album enregistré par le groupe (Let It Be est un album rescapé, par Phil Spector, des sessions de Get Back - ancien nom de Let It Be -, session datant d'avant celles d'Abbey Road, en 1969 aussi). La dernière chanson de la face A de l'album est d'ailleurs la dernière chanson enregistrée par le groupe (ce qui explique sa fin brutale, voulue comme telle par Lennon, afin de dire le groupe se sépare brutalement, comme ça). Abbey Road est un disque très généreux : 47 minutes, pour 17 titres. Comme le premier des deux disques du Double Blanc ! Tout est mythique sur cet album (je reparle d'Abbey Road, hein), tout : la pochette, le titre (qui sera le nom du fameux studio par la suite : à la base, le studio ne s'appelait pas, officiellement, Abbey Road, mais c'est maintenant le cas), les chansons, le son, aussi. Car Abbey Road est une prouesse sonique, le disque le mieux produit de l'entier catalogue des Bitteuls (produit par George Martin, évidemment). Pour tout dire, quand les albums du groupe furent, en 2009, enfin réédités en versions remastérisées, on critiquera un peu la réédition de l'album, estimant que la différence était nulle par rapport au CD 1988 (la précédente - et première - version CD). En effet, c'est franchement moins flagrant que pour RevolverHelp !Magical Mystery Tour ou le Double Blanc, mais il faut dire aussi que le son d'Abbey Road, à la base, est quasiment parfait, il n'y avait pour ainsi dire rien à modifier !

    BEATLES 5

    Il aura fait parler de lui, cet album. De par sa structure, déjà, entre une face A remplie de blues de Macca et Lennon, avec une ballade d'Harrison et des petits délires de Ringo et Macca entre eux, et une face B constituée en majeure partie d'un medley de 8 titres, des chansons essentiellement très courtes, assemblées en un bloc, une idée qui prendra la tête de Lennon et McCartney durant une partie de l'enregistrement, et qui est officiellement l'oeuvre du duo, mais que Lennon sera trop content d'affilier à Macca seul par la suite (l'air de dire si ça ne vous plaît pas, c'était l'idée de Paul, et si ça vous plaît, je reconnais que j'ai un peu aidé Paul sur ce coup) ! L'album a aussi fait parler de lui avec sa pochette pour le moins mythique, ce passage piétons (situé en face du studio, les Beatles lui tournent le dos sur la pochette d'ailleurs) avec les Beatles qui le traversent en file indienne. Lennon, Ringo, Macca et Harrison. Vous connaissez la fameuse légende urbaine sur la prétendue mort, en 1965, dans un accident de voiture sanglant, de Paul ? On trouve des 'preuves' sur les pochettes de plusieurs albums dès 1965 (notamment Help ! ou Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band), dans des chansons (Strawberry Fields ForeverA Day In The LifeRevolution 9)... Abbey Road semble le coup d'éclat ultime pour les 'preuves' servant à accréditer cette stupide (mais bien amusante) histoire : la voiture blanche à gauche est immatriculée LMW28IF (ce qui signifierait Living McCartney Will (be) 28 If : 'si Macca serait vivant, il aurait 28 ans' ; Macca, en 1969, avait en effet, 28 ans). Et, surtout, les Beatles semblent en procession funéraire, avec Lennon en blanc de deuil (le blanc est la couleur du deuil dans pas mal de pays) et en grand organisateur, Harrison en fossoyeur tout vêtu de jeans, et Macca en mort : il est pieds-nus, comme on enterre les morts dans certains pays ; il a les yeux fermés ; il tient sa clope de la main droite alors qu'il est gaucher... En plus, dans Come Together, Lennon chante One and one and one is three, et si Paul avait été mort, le groupe aurait, en effet, été au nombre de trois membres originaux (et d'un sosie) ! Un étincelant flot de conneries...

    BEATLES 3

    Bon, c'est maintenant que les Athéniens s'atteignirent, comme on dit : on est entre hommes, on va maintenant passer aux choses sérieuses, aux vraies, et parler de l'album. Il m'en aura fallu, du temps, pour autant apprécier Abbey Road, mais maintenant, je le dis sans ambages (z'avez vu comment qu'j'parle bien, aujourd'hui, les mecs ? No shit, hein !) : c'est un sommet. Un chant du cygne. Le Double Blanc fut un vrai bordel à enregistrer, et est au final un kouign-amann, un bon gros gâteau bien sucré, beurré, savoureux, mais gare à l'indigestion, surtout que le disque n'est pas parfait (Honey PieI WillOb-La-Di, Ob-La-DaGood Night sont craignos), même s'il s'écoute d'une traite sans remords aucun. Mais ce fut un disque bordélique, quasiment conçu avec chaque Beatles dans son petit coin, oeuvrant sur ses chansons, enregistrant celles des autres parce qu'il le fallait, mais le plus souvent, sans passion. Puis, le groupe tente d'enregistrer un nouvel album d'abord intitulé Get Back, puis rebaptisé Let It Be en 1970, un album qui sera avorté après plusieurs jours de prise de tête filmées en studio (pas à Abbey Road, d'ailleurs), le groupe va définitivement mal. Mais il se ressaisit. Abbey Road est la preuve vivante (si on peut dire ça d'un disque...) et claire qu'après le marasme des sessions avortées de Get Back, les Beatles ont réussi à mettre de côté leurs crisounettes personnelles pour se concentrer sur la musique et à accoucher, sans péridurale, d'un ultime album en forme de, tatatiiiiin, baroud d'honneur (les sessions ne furent cependant pas sans heurts, entre un Lennon accaparé en quasi-totalité par sa Yoko et envoyant chier tout le monde, un Harrison poussant quelques coups de gueule mémorables pour des raisons qui ne le méritaient sans doute pas - Yoko lui bouffe ses chocolats, bordel ! Mais qu'on amène la guillotine pour la coupable !-, et un Macca assez gentil avec tout le monde pour essayer de sauver les meubles, attitude prise pour du mépris et de l'hypocrisie par Lennon ; et Ringo ? Ooh, Ringo, tant qu'on le laisse chanter sa chanson...).

    BEATLES 6

    47 minutes de bonheur. Abbey Road s'ouvre sur un couplé monumental, qui plus est : Come Together et Something. Les deux chansons sortiront en singles, chacune d'entre elle sera la face B de l'autre, d'ailleurs ! La première est un blues lennonien en diable, monstrueux, à peine sous influence totale du You Can't Catch Me de Chuck Berry, Lennon a même piqué carrément une ligne de paroles (la première : Here comes ol' flat-top...), ce qui entraînera par la suite des embrouilles juridiques. Lennon se rattrapera en 1975 : sur son album de reprises Rock'n'Roll (bien fadasse), il reprendra, officiellement, la chanson de Berry, pour se faire pardonner ! Ca n'enlève rien à Come Together, chanson fantasbuleuse à la basse gironde, une des cinq meilleures ouvertures d'albums du groupe avec A Hard Day's NightMagical Mystery TourBack In The U.S.S.R. et Drive My Car. On passe à Something, signée Harrison, et par ailleurs l'unique chanson des Beatles signée Harrison à être sortie en face A de single (jusque là, quand une chanson de George était en single, comme The Inner Light, c'était en face B). Something, trop courte (3 minutes), est un régal doux comme une pluie d'été, et qui sera reprise par Frank Sinatra, qui la créditera à Lennon/Macca (il n'avait apparemment pas envie de se faire chier la bite à vérifier l'auteur, ou on l'a mal renseigné, ou il ne voulait pas donner du crédit à Harrison, ou c'est un erreur involontaire...qui a la réponse ?). Après ces deux chansons anthologiques, Maxwell's Silver Hammer, de Macca, semble, et est, moins forte. Un conte pataphysique sur un tueur au marteau, assez amusant mais relativement mineur tout compte fait. Macca signe, juste après, un Oh ! Darling bluesy et très rock qui est, lui, mille fois supérieur, une performance vocale hallucinante (quand Macca chique à Howlin' Wolf !), braillée par un Paul qui venait sûrement de sucer une prise électrique. Puis, on offre à Ringo son moment de gloire sur l'album, Octopus's Garden, la deuxième chanson qu'il a écrite/composée avec ses petites mains, au sein du groupe, après Don't Pass Me By sur le Double Blanc. Que je préfère à Octopus's Garden, conte aquatique amusant mais vaguement irritant, avec son ambiance Bob L'Eponge assez kitsch et nanarde (effets sonore de bubulles, bloubbloubbloub). Malgré un solo de guitare fantastique signé Harrison, des choeurs sympas, et un Ringo bien affirmé, vocalement parlant. Et il y à ensuite I Want You (She's So Heavy), 7,47 minutes très bluesy signées Lennon. Au choix : un sommet ou un bâclage éhonté et trop long. C'est le dernier morceau de la face, et le dernier morceau fait par le groupe, comme je l'ai dit plus haut, et il se termine sur plusieurs minutes (la moitié du morceau, il me semble) de riff hard-blues, avec un orgue (de Billy Preston) et un effet de souffle allant progressivement, avant un fin nette, cassante. Sur le vinyle, à peine la dernière note finie, le bras de la platine se lève ! A noter que le riff sera une source d'inspiration pour Pink Floyd, 10 ans plus tard, pour In The Flesh ? sur The Wall. La chanson (celle de Lennon) est une ode assez longue mais très prenante à Yoko Ono, on s'en doute. Les paroles sont peu variées : I want you, I want you so bad, it's driving me mad, it's driving me mad et She's so heavyyyyyyyyyy...

    BEATLES 2

    La face B offre 11 titres, même si 10 seulement son crédités (le dernier, Her Majesty, 23 secondes acoustiques de toute beauté signées Macca, et qu'il jouera un jour devant la Reine d'Angleterre, est en effet un morceau caché en toute fin, à peine crédité sur le macaron de la face B). Les deux premiers ne font pas partie du fameux medley : Here Comes The Sun, d'Harrison, chanson charmante, douce, tendre, légère, qui fut composée, un jour de déprime, par Harrison, selon la légende, dans le jardin de la propriété (un manoir) de son pote Eric Clapton (qui était dans son supergroupe Blind Faith à l'époque). C'est le deuxième, et dernière, chanson de George Harrison sur Abbey Road, et si elle me plaît moins que Something, elle est aussi belle. Puis Because, de Lennon, avec ce claveçin sublime et ces harmonies vocales inoubliables, est une autre splendeur. Et là, le medley démarre, d'abord avec la seule chanson vraiment entière du lot (4 minutes), You Never Give Me Your Money, de Paul, chanson cynique (sous des dehors gentillets de ballade au piano) sur la manière dont Allen Klein, le nouveau manager du groupe, prenait les choses en main (il n'était pas surnommé le dégraisseur de mammouths pour rien, Klein ; malgré qu'il soit mort c'était, je dois le dire, un vrai connard). Une chanson superbe, parfois très tendre ,avec cependant un passage plus enlevé (ça reste assez calme) au centre. Pure splendeur. Après ce coup d'éclat de Macca, on passa à du Lennon, pour trois courts morceaux : Sun King (le plus long avec 2,25 minutes) est une douceur ensoleillée et pleine d'éther, relaxante, zen, aérienne, endormie, vaguement latino par moments (Lennon finit son interprétation par de l'espagnol), avec une guitare tout simplement sensationnelle, c'est hautement relaxant. Le morceau s'enchaîne sans pause avec Mean Mr. Mustard, 1,05 minute très rock sur un vieux mec pas sympa et un peu salopard, même, qui se file un billet de banque enroulé dans le nez (à votre avis, pourquoi, hein ?) et insulte la Reine à son passage. Just a dirty ol' man, a dirty ol' man, et boum, sans pause, Polythene Pam, gros riff bien claironnant, et dernière chanson du medley signée Lennon, 1,12 minute encore plus rock, s'achevant sur un solo infernal de Lennon (ou de Harrison ? Mais je pense que c'est Lennon). Puis Macca reprend ses droits sur le medley : She Came In Through The Bathroom Window (qui s'inspire sur un fait divers authentique arrivé à McCartney, une fan acharnée entrée chez lui par la fenêtre de la salle de bains !), que Joe Cocker reprendra la même année sur son sensationnel double live Mad Dogs & Englishmen, est une ritournelle pop/rock efficace (la guitare) de pour ainsi dire 2 minutes (à deux secondes près), un morceau assez enlevé. Rien à voir avec Golden Slumbers (1,30 minute), une chanson très tendre qui mérite bien son titre de 'sommeils dorés' (Once was a way to get back homeward/Once was a way to get back home/Sleep, little darling, do not cry/And will sing you a lullabye), une petite douceur sans doute un peu mièvre, mais bien venue après autant de chansonnettes très électriques. Carry That Weight suit, 1,35 minute assez sympathique, mais c'est au final plutôt énervant à la longue, c'est le moment que j'aime le moins sur l'ensemble du medley (à noter qu'on peut retrouver certaines mesures de You Never Give Me Your Money dans le bridge du morceau, ainsi que quelques lignes de paroles, un peu modifiées). Enfin, The End achève magnifiquement l'album, avec notamment le seul solo de batterie de Ringo, de toute la carrière des Beatles, un moment de gloire pour Richard Starkey (son vrai nom) ! Le morceau dure 2,20 minutes, et est un feu d'artifice efficace et mythique. And in the end the love you take is equal to the love you make... Court solo de guitare, puis le silence. Et Her Majesty, quelques secondes plus tard, surgit, pour 23 secondes de bonheur, et là, Abbey Road, c'est vraiment fini.

    BEATLES

    Bref, tout ça, tous ces paragraphes ci-dessus, pour essayer de parler d'un album mythique, car, clairement, Abbey Road en est un, un beau, un fort, un vrai. Un velu. 47 minutes sensationnelles marquant la fin du groupe. Leur dernier album enregistré est clairement un de leurs sommets absolus, malgré Maxwell's Silver Hammer, Octopus's Garden et Carry That Weight. L'album sorti après, Let It Be, remixé par Phil Spector (Macca s'en mordra les doigts pendant des années avant d'en sortir, enfin, une version expurgée, Let It Be...Naked), offrira trois-quatre bons moments, comme Across The Universe, Two Of Us, Let It Be, The Long And Widing Road, Get Back aussi, mais également quelques trucs franchement mauvais, et dans l'ensemble, sera parasité par la production spectorienne (qui ne convient pas trop aux Beatles, alors que, curieusement, elle conviendra assez aux albums de Lennon et Harrison que Spector fera !) et les interventions vocales impromptues d'un Lennon qui se contrefoutait apparemment totalement du résultat final. Let It Be est quasiment à oublier, reste, en revanche, et heureusement, comme bouquet final à la grandiose discographie des Beatles, cet Abbey Road anthologique, de la pochette aux morceaux.  

    Les titres:

    1 Come Together 4:21

    2 Something 3:03

    3 Maxwell's Silver Hammer 3:27

    4 Oh! Darling 3:27

    5 Octopus's Garden 2:51

    6 I Want You (She's So Heavy) 7:47

    7 Here Comes The Sun 3:05

    8 Because 2:46

    9 You Never Give Me Your Money 4:02

    10 Sun King 2:27

    11 Mean Mr. Mustard 1:06

    12 Polythene Pam 1:13

    13 She Came In Through The Bathroom Window 1:57

    14 Golden Slumbers 1:32

    15 Carry That Weight 1:37

    16 The End 2:20 

    17 Her Majesty 0:23

    Mes Indispensables # 37 : The Beatles - Abbey Road ( 1969 Ed 2009)

    Pour(ré)écouter ce disque mythique, ce n'est pas loin....ABRod

    That's all folks!

     

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  • Live : Talking Heads - Grosse Pointe Michigan - 21 Août 1978

    Ce samedi, un live des Têtes Bavardes période "More songs about Buildings and Food ". Bon son bien qu'"audience", très bon live donc parfait pour une écoute le week-end...

    Les titres:

    The Big Country

    Warning Sign

    The Book I Read

    Stay Hungry

    Artists Only

    The Girls Want To Be With The Girls

    Don't Worry About The Government

    The Good Thing

    With Our Love

    Love --> Building On Fire

    Electricity (renommée Drugs sur Fear of Music)

    New Feeling -->

    Pulled Up

    Psycho Killer

    Found A Job

    Take Me To The River

    I'm Not In Love 

    No Compassion

    Live : Talking Heads - Grosse Pointe Michigan - 21 Août 1978

    Pour écouter ce live, ce n'est pas loin.....speakrines

    That's all folks!

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  • Place aux femmes ! Joan Baez - ST (1960)

    Il était temps! Je me demande encore comment j'ai pu oublier de vous parler de ce disque...

    Et pourtant, ce premier album de Joan Baez ne rencontra pas le succès à sa sortie. Il fallut attendre le deuxième album paru en 1961 - Joan Baez Vol.2 - pour que celui-ci survienne. Ce premier album donc, est considéré comme l'un des plus importants de l'histoire de la musique américaine. C'est un recueil de ballades traditionnelles folk et de blues dont la plupart seront reprises ultérieurement par Bob Dylan et The Animals ( House of the rising sun) ou par The Byrds (John Riley). Enregistré en quatre jours pour le label Vanguard dans un hall d'hôtel à New York , la voix pure et singulière de Baez vous prend d'entrée - Silver Dagger - et nous lâchera plus jusqu'à la dernière chanson chantée en espagnol. 

    Un disque historique a minima peut-être indispensable pour certains d'entre vous. C'était ma manière à moi d'honorer sa formidable carrière.

    Les titres:

    1 Silver Dagger 2:30

    2 East Virginia 3:38

    3 Fare Thee Well 3:15

    4 House Of The Rising Sun 2:52

    5 All My Trials 4:36

    6 Wildwood Flower 2:30

    7 Donna Donna 3:09

    8 John Riley 3:50

    9 Rake And Rambling Boy 1:52

    10 Little Moses 3:25

    11 Mary Hamilton 5:54

    12 Henry Martin 4:10

    13 El Preso Numero Nueve 2:47 

    Place aux femmes ! Joan Baez - ST (1960 Ed 2012)

    Au fait, si vous en avez l'occasion, réécoutez la chanson "Diamonds and rust" destinée à qui vous savez... elle me bouleverse à chaque écoute.

    Pour écouter ce morceau d'histoire, ce n'est pas loin....Joan, la seule, l'unique

    That's all folks!

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  • En attendant... Joy Division - Peel Sessions (1990)

    En attendant que j'aie écouté les dernières nouveautés ou que j'aie réécouté des disques plus anciens, un petit Joy Division ne peut pas faire de mal...

    Deux Peel Sessions de 1979 rassemblées en un seul disque, c'est du tout bon!

    Les titres:

    1 Exercise One 

    2 Insight 

    3 She's Lost Control 

    4 Transmission 

    5 Love Will Tear Us Apart 

    6 24 Hours 

    7 Colony  

    8 Sound Of Music

    Tracks 1 to 4: First transmission 14th February 1979. 

    Tracks 5 to 8: First transmission 10th December 1979.

    En attendant... Joy Division - Peel Sessions (1990)

    Pour les écouter, ce n'est pas loin....Pile sessions

    That's all folks!

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  • Le Jour des Lecteurs # 1: The Apartments - In and Out of the Light (2020) par Malto

    Aujourd'hui, Malto inaugure une rubrique dont j'aimerais qu'elle soit fréquente par quinzaine en alternance avec Frenchy But Chic.

    Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire....

    Sans le savoir, Malto prolonge un récente post sur l'avant-dernier album studio de The Apartments et nous propose donc le dernier. Il a joint un petit texte que je vous livre ci-dessous:

    L'idée de départ était plutôt axée vers un disque de punk, voire de Oi!, un peu pour faire écho au Camera Silens partagé sur le blog il y a quelques mois, et puis ce matin le facteur m'a apporté le dernier album de The Apartments, sorti il y a quelques jours, un groupe qui a une place un peu à part dans ma discographie. 

    Un nouveau chef d'oeuvre de Peter Milton Walsh à écouter cet hiver au coin du feu.8 morceaux et autant d'histoires de peines et de pertes. Des mélodies délicates, des arrangements magnifiques et ces textes empreints de mélancolie qui touchent et font mouche, comme toujours.

    De Pocketful of Sunshine à The Fading Light, une affaire de lumière. In and Out of the Light, tout est dit. Un album magnifique que je recommande chaudement.

    L'Automne est enfin là. 

    Au fait, achetez le disque. Essentiel. Le disque existe en jaune aussi. Perso, j'aime pas le jaune, sauf quand c'est Bernard Hinault qui le porte.

    Malto a raison, c'est un bien bel album! Recommandé chaudement!

    Merci Malto!

    Les titres: 

    Pocketful of Sunshine

    Write Your Way Out of Town

    Where You Used to Be

    What’s Beauty to Do

    Butterfly Kiss

    We Talked Through Till Dawn

    I Don’t Give a Fuck About You Anymore

    The Fading Light

    Le Jour des Lecteurs # 1: The Apartments - In and Out of the Light (2020) par Malto

    Pour l'écouter, ce n'est pas loin....

    en flaque : Vers la lumière

    en meupeutrois : Vers la lumière

    That's all folks!

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